Ce qui compte, c'est pas la force des coups que tu donnes, c'est le nombre de coups que tu encaisses tout en continuant d'avancer, ce que t'arrives à endurer tout en marchant la tête haute.. Jeunesse complètement décallée, abrutie par des rêves stéréotypés et un environnement corrompu. Perdue dans l'atmosphère assourdissante et enfumée, assis sur une banquette tachée, face à une table nappée, Black label & Vodka dessus, on jouit de toute l'insouciance causée par tous les artifices de la nuit. A Deng au bec, T-shirt en haut, Slim en bas, sourire au coin, on sue l'arrogance et l'autosatisfaction. Petit complètement déconnecté du monde. Trop de bière dans ton bide, trop de beats dans les tympans, trop d'orgueil dans ton regard. La folie s'installe, et toute la raison t'abandonne... Quand t'as fini d'jouer la jeunesse rebelle, tu l'es vraiment. Tu décides que finalement, ça t'vas bien ce côté comme ça. Alors tu joues avec. Après avoir fais semblant, tu t'éclates de ceux qui font semblant. Tu t'sens fière quand t'as pas touchée ta drogue du week-end, et tu t'assassines quand t'en as trop pris en soirée. Mais tu regrettes jamais rien. La vie est faite pour être vécue autant qu'tu peux. Et ça tu l'sais. Vaut mieux crever à 30 ans d'une cyrose ou d'un cancer du poumon si t'as réussi à vivre la nuit, à t'éclater autant qu'tu pouvais plutôt que de crever à 90 ans, vie longue mais grave pourrie parce que t'auras rien foutu et que t'façon, tout ce qui t'reste. C'est les remords. Voilà où elle en est la jeunesse de maintenant. Elle fuck les parents et l'autorité. Elle fuck les interdits et les cours. Elle a la flemme de tout. Et elle est fière. Elle fuck tout en fait. Elle joue avec tout. Même avec la mort. No limits. C'est bien ça nan ? Elle est vulgaire la jeunesse de main'ant. La jeunesse de main'ant, elle boit, elle fume, elle baise, elle fait la teuf, elle écoute d'la musique à fond, elle se nique la santé et la vie, mais la jeunesse d'aujourd'hui elle est heureuse. Et c'est tout c'qui compte.
